Horse park : préparation à l’extérieur

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J’ai conçu mon Horse park comme un outil ludique et sécurisé pour préparer cavaliers et chevaux à l’extérieur.

L’extérieur est, contrairement à la carrière, le lieu de tous les hasards; un endroit où le contrôle de l’environnement est moindre.

Comment un horse park peut-il aider à s’y préparer ?

Si l’extérieur est synonyme de liberté, il est aussi un lieu plus risqué que la carrière ou le manège.

On pense bien sûr aux voitures, aux chiens surgissant de nul part, au vélo (électrique !) qui surprendra le cheval par derrière…

Mais en réalité, l’extérieur réserve beaucoup d’épreuves au duo cavalier/cheval : ponts à franchir, endroits exigus, branchages à passer, ruisseau à traverser, dénivelés plus ou moins prononcés, etc…

Se préparer à l’extérieur ce n’est pas s’entrainer comme dans un simulateur à tout ce qui pourrait arriver.

C’est impossible.

Et si vous connaissez le cheval, vous savez qu’un changement infime du contexte peut le placer dans une situation complétement différente.

Une bâche noire ?

Oublié l’entrainement sur une bâche bleue (tout au moins quand on se focalise sur la reproduction des conditions).

Pour se préparer à l’extérieur, on va certes désensibiliser le cheval à ce qu’il risque le plus de rencontrer (au hasard voiture, camion, chiens, vélo) mais on va surtout essayer de mettre le couple face à des difficultés à surpasser.

Il s’agit d’avoir une méthode pour aider le cheval à passer cette difficulté et la rendre finalement inoffensive et de pratiquer cela dans diverses conditions.

Si l’on prend une partie des ateliers du horse park, voici à quoi ils pourraient servir pour notre éducation à l’extérieur :

  • cross-buck / troncs : savoir se déplacer et trouver ses appuis pour passer des obstacles barrant le passage tout en restant franchissables au pas
  • le fossé : gérer un changement de dénivelé et de terrain dans un contexte resserré
  • la tranchée : gérer la promiscuité d’un couloir serré qui ne laisse pas de possibilité de sortir sur le côté
  • la porte verticale : pouvoir manipuler un obstacle au dessus du cheval, tout en le faisant passer en dessous dans le calme
  • tracter ou tirer un objet au sol : hors utilisation directe du procédé, peut être utile pour apprendre au cheval à ne pas avoir peur d’un objet auquel il s’accroche et qui va le « suivre »
  • le gué : entrainement direct au passage de gué ou de ruisseau
  • la bosse avec ses gardes fous : gérer un changement de pente avec la présence d’un encadrement (peut-être une barrière, une cloture…)
  • la boite aux lettres : rester calme alors que le cavalier manipule un dispositif. On s’amusera à déplier / replier carte ou journal sorti de la boite, et habituer le cheval à l’utilisation d’une carte en randonnée
  • Passerelle / poutre : appréhender le changement de surface et différentes largeurs pour les passages plus ou moins étroits et surélevés. La hauteur au sol est souvent plus impressionnante pour le cavalier.
  • rideau : supporter le contact (ex : branchage, liane) sur la tête et l’arrière main afin de passer un obstacle qui pend.
  • couloirs / labyrinthes / pierres : entrainement à la proprioception et à la maniabilité du cheval

Dans tous ces ateliers, ce qui va être important c’est l’attitude du cavalier face aux hésitations voire refus de sa monture.

Il ne s’agit pas de forcer, mais d’aider à passer ces difficultés sans vouloir lancer sa monture sur un atelier trop compliqué pour lui.

Certains obstacles pourront être décomposés ou pris partiellement dans un premier temps (sur le côté par exemple) pour construire la confiance nécessaire à la progression.

Le but n’est pas tant de « réussir » à passer tel ou tel dispositif, mais bien de construire cette relation qui permettra de gagner sérénité, et permettre au fur et à mesure au cheval à réfléchir plutôt que d’avoir peur.

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